Dans le territoire de Watsa, au cœur du Haut-Uélé, une conviction forte anime Pitshou Mumbuya, l’avenir ne se trouve plus dans les entrailles de la terre, mais dans la richesse de son humus. Lui qui fut un ardent défenseur des orpailleurs artisanaux opère aujourd’hui une métamorphose inspirante, prônant avec la même ferveur la revanche de l’agriculture sur l’exploitation minière.

Connu pour son franc-parler et son engagement en faveur des travailleurs du sous-sol, le leader Mumbuya a délaissé les galeries précaires pour se tourner résolument vers l’horizon ouvert des champs.

Désormais, c’est en cultivateur visionnaire qu’il entend œuvrer pour le changement. Son credo ? Transformer l’énergie d’une jeunesse désœuvrée en une main-d’œuvre agricole productive, afin de combattre le chômage qui gangrène la région.

Alors que peu de jeunes du Nord-Est de la République Démocratique du Congo embrassent la profession agricole, Pitshou Mumbuya y consacre toute son énergie et mobilise ses ressources financières. Son projet est clair : prouver, par l’exemple, la rentabilité et la noblesse du travail de la terre. Il cultive le riz sur une superficie industrielle avoisinant les quatre hectares, accompagné du maïs et d’autres cultures, donnant ainsi corps à une ambition à la fois économique et sociale.

Son initiative s’inscrit dans le sillage de l’appel lancé par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, faisant de son champ un véritable laboratoire des politiques de souveraineté alimentaire.

« Cultivons pour Mettre Fin au Chômage et à la Crise Alimentaire »

Tel est le mantra de ce pionnier. Pour Pitshou Mumbuya, le sillon tracé par la charrue est plus prometteur que le puits de la mine artisanale. Il ne s’agit plus seulement d’extraire de l’or, mais de cultiver l’or vert, source d’emplois durables et de sécurité alimentaire. Son leadership exemplaire invite la jeunesse de Watsa à un sursaut collectif, afin que le sol, longtemps délaissé, reprenne enfin ses droits sur le sous-sol.

En 2025, son champ est bien plus qu’une exploitation ; il incarne un symbole d’espoir et une feuille de route pour un avenir fertile.

Patrick Tawaba

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