
En marge de la Journée mondiale de la paix, l’organisation Ubuntu Panafrika Asbl a réaffirmé que la stabilité de la RDC repose avant tout sur une armée nationale forte et soutenue par la population. Son représentant, Me Fidèle Andera, a appelé à un engagement collectif en faveur des FARDC, qu’il considère comme le véritable pilier de la paix durable.
Selon Ubuntu Panafrika, les FARDC ne sont pas seulement une force de défense, mais la fondation même de toute stabilité. « Le soutien de la population à l’armée est une démarche que nous entreprenons nous-mêmes, pour nous-mêmes et pour les autres », a martelé Fidèle Andera.
Une cérémonie symbolique a marqué cette journée : des bougies allumées et remises aux FARDC, en signe de confiance et de reconnaissance pour leur rôle central dans la protection des citoyens.
L’échec des solutions passées
Me Andera a dressé un constat sévère : négociations avec les groupes armés, interventions de la MONUSCO, dialogues politiques et processus électoraux n’ont pas réussi à instaurer la paix. En cause, l’absence d’un ancrage sécuritaire solide.
Il a également dénoncé les politiques de brassage, mixage et intégration des rebelles, accusées d’avoir affaibli les FARDC au lieu de les renforcer.
Le mythe de Sisyphe : une paix sans armée
« On a vendu la paix aux Congolais par les groupes armés, la MONUSCO, les dialogues et les élections », a-t-il fustigé. « Mais toutes ces tentatives se sont soldées par des échecs faute d’un pilier sécuritaire solide. Chaque processus de paix sans une armée forte est un éternel recommencement, à l’image du mythe de Sisyphe ».
Ubuntu Panafrika rejette aussi l’idée que les malheurs de la RDC seraient liés à ses richesses naturelles. Le véritable problème, selon l’organisation, réside dans la faiblesse persistante de l’armée et le manque d’une responsabilité collective pour assurer la sécurité nationale.
Un plaidoyer au sommet de l’État
L’organisation a adressé un plaidoyer au Président de la République pour la mise en place urgente d’un programme national multisectoriel de lutte contre l’insécurité et le terrorisme. Elle estime qu’aucun projet de développement ne peut réussir sans une base sécuritaire solide.
« La paix ne se signe pas à genoux »
« La paix ne se signe pas à genoux. À genoux, on signe la soumission et la capitulation. La paix se signe debout et sans peur, car là où règne la peur, la paix meurt ». a insisté Fidèle Andera
Un message fort, qui place les FARDC au centre de la construction d’une paix digne et durable, en Ituri comme dans toute la RDC.
Rédaction


Bien dit !
La paix est une responsabilité de tous .