À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque 16 octobre, le nutritionniste Prince Kasereka tire la sonnette d’alarme sur les mauvaises pratiques de conservation des denrées alimentaires observées sur plusieurs marchés de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Selon lui, la mauvaise conservation et l’exposition à l’air libre de certains produits, notamment les légumes, viandes, poissons, produits laitiers et autres aliments périssables, exposent la population à de graves risques sanitaires.

« Ces aliments, une fois mal conservés ou exposés à la poussière, aux insectes et aux fortes températures, perdent non seulement leurs valeurs nutritionnelles, mais deviennent aussi des vecteurs potentiels d’intoxications alimentaires », a-t-il alerté.

Le nutritionniste dénonce également la prolifération des aliments ultra-transformés sur les étalages, riches en sel, sucre et additifs nocifs, qui favorisent la montée des maladies métaboliques telles que l’hypertension, le diabète et l’obésité. Il invite la population à adopter une alimentation saine, locale et naturelle.

Face à cette situation, Prince Kasereka appelle à une prise de conscience collective : « La santé commence par ce que nous mettons dans nos assiettes. Les autorités, les vendeurs et les consommateurs doivent tous jouer leur rôle pour garantir une chaîne alimentaire plus sûre. »

L’expert recommande notamment le renforcement des contrôles sanitaires sur les marchés, la sensibilisation des commerçants à l’hygiène alimentaire ainsi que l’éducation nutritionnelle dans les écoles et à travers les médias.

Alors que la Journée mondiale de l’alimentation met cette année l’accent sur la sécurité alimentaire et la durabilité, le nutritionniste souligne l’urgence de renforcer la résilience du système alimentaire local afin d’éviter des crises de santé publique à répétition.

UGEN RWOTH SALOMON

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *