
Une deuxième réunion décisionnelle consacrée aux préoccupations des populations affectées par les projets de Kibali Gold Mines s’est tenue ce vendredi 22 novembre à la paroisse Sainte Barbe de Kokiza, dans la cité minière de Durba.
Cette rencontre avait pour objectif de rappeler et de renforcer les revendications de la communauté locale, longtemps lésée par les activités minières menées successivement par Kilo-Moto et Kibali Gold Mine. Les participants dénoncent ce qu’ils considèrent comme des “sacrifices imposés” aux habitants, souvent facilités selon eux par certains dirigeants accusés d’agir au détriment du bien-être communautaire, notamment depuis la période de la délocalisation.
Présidée par John Oriane, notable de la chefferie Bari Logo, la séance a réuni plusieurs composantes sociales : représentants de la société civile, mouvements des jeunes vigilants, chefs de villages et diverses forces vives locales.
Au terme des échanges, plusieurs propositions ont été formulées en vue de solutions durables aux problèmes rencontrés par la population. Les conclusions définitives devraient être rendues publiques dans les tout prochains jours.
Intervenant devant la presse, un représentant de la société civile a livré ses impressions, tandis que d’autres participants ont insisté sur l’urgence pour les autorités et l’entreprise minière de répondre aux revendications exprimées.
Les habitants de Kokiza rappellent qu’il y a désormais six mois que cette partie de la cité de Durba demeure plongée dans le noir à cause de l’absence d’électricité. Ils dénoncent également le manque de routes praticables et de captage d’eau potable, en contradiction totale avec les engagements pris par Kibali Gold Mines lors de la délocalisation.
Héritier Moga

