Une soirée et une matinée particulièrement agitées ont été vécues à Eringeti, dans le groupement Bambuba Kisiki, secteur de Beni-Mbau, territoire de Beni, province du Nord-Kivu.
À l’origine de cette situation, la mort de deux jeunes garçons, abattus par un homme porteur d’une arme à feu dont l’identité demeure inconnue jusqu’à présent. Cet incident a provoqué une vive panique au sein de la population locale.
Selon James Kasereka, gestionnaire administratif du Centre de santé de référence d’Eringeti, plusieurs malades se sont évadés de cette structure sanitaire à la suite des coups de feu entendus dans la zone. Il indique que ces tirs seraient liés à une intervention des militaires ougandais qui tentaient de franchir une barricade érigée par des jeunes sur la route nationale numéro 4.
Cette situation a entraîné un manque à gagner pour cette structure communautaire.
« L’évasion des malades s’observe surtout dans les services de maternité et de pédiatrie. Plusieurs patients ont pris fuite et, jusqu’à présent, ils ne sont pas encore de retour », a-t-il déclaré.
James Kasereka appelle les patients ayant fui à regagner la structure afin de poursuivre correctement leurs soins et de s’acquitter des frais médicaux nécessaires au bon fonctionnement du centre. Il sollicite également les autorités pour le renforcement des dispositifs de sécurité autour de l’établissement, afin de protéger les malades et le personnel soignant contre toute éventualité.
« Nul n’ignore que cette structure a déjà été victime d’une attaque des rebelles ADF le 29 novembre 2025, au cours de laquelle elle avait été incendiée et une infirmière avait trouvé la mort. Voilà pourquoi, au moindre crépitement de balles dans notre milieu, la vigilance s’impose pour le personnel soignant », a-t-il expliqué.
Il convient de rappeler que l’assassinat de ces deux jeunes garçons a plongé la population d’Eringeti dans une véritable psychose, plusieurs habitants craignant une éventuelle incursion des rebelles ADF dans la zone. Les corps des victimes ont été acheminés à la morgue de l’hôpital général d’Oicha, en attendant le programme de leur inhumation.
Davi’s Erasme

