
Dans une déclaration percutante, le leader d’opinion et jeune progressiste Stanislas Tsoro est monté au créneau ce samedi 20 décembre pour dénoncer l’attitude du député provincial Ombeni Kavunga. Ce dernier, en qualifiant de « bidon » la motion de défiance visant le gouverneur de province, est accusé de privilégier ses intérêts personnels au détriment du contrôle parlementaire.
Pour Stanislas Tsoro, le diagnostic est sans appel : lorsqu’un élu du peuple troque l’argumentaire technique contre l’invective, il sombre dans une immaturité politique manifeste.
« Qualifier une démarche parlementaire de “bidon” sans en démonter les mécanismes par le droit et la raison est une marque de faiblesse », souligne-t-il.
Selon lui, en agissant de la sorte, Ombeni Kavunga ne discrédite pas seulement ses collègues pétitionnaires, mais s’auto-discrédite également devant l’histoire.
La critique de Stanislas Tsoro va plus loin, pointant du doigt un conflit d’intérêts qu’il juge flagrant. Il accuse ouvertement le député Kavunga de s’être transformé en « enfant de courses » au service du gouverneur de province. Derrière ce mépris affiché pour la procédure de contrôle parlementaire se cacherait, selon lui, une volonté délibérée de manipuler l’opinion publique afin de protéger des privilèges partisans.
« En fuyant le débat de fond pour se réfugier dans le dénigrement, certains élus trahissent leur devoir de responsabilité envers la population », a-t-il martelé.
Par ailleurs, il rappelle que la population du territoire de Watsa, consciente des enjeux, observe désormais avec une attention rigoureuse le comportement de ses représentants.
« Dénigrer une motion sans arguments solides, c’est affaiblir l’État et mépriser le peuple », conclut-il.
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