La synergie de la société civile du centre de négoce Wanga, situé dans le secteur de Gombari, territoire de Watsa, province du Haut-Uele, a saisi officiellement le chef de secteur pour dénoncer des actes graves attribués à deux agents de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), identifiés sous les noms de Georges Dakoda et Timothée.
Dans une correspondance signée par les présidents coordonnateurs Henri N’subi et Batsulu Méli Jean, ces organisations citoyennes accusent les deux agents d’agression physique, d’escroquerie et de torture à l’encontre d’un civil répondant au nom d’Elvis.
Selon la société civile, les faits se seraient déroulés dans le quartier Betogwe, lors des opérations de traçage des avenues. La synergie se dit profondément préoccupée par ce qu’elle qualifie de comportements abusifs et répétitifs de certains agents de sécurité, qu’elle assimile à une dérive autoritaire sur le terrain.
« La gravité des faits dénoncés, ainsi que le traumatisme causé à la victime et à la communauté, exigent des mesures fortes et exemplaires », souligne la lettre adressée à l’autorité sectorielle.
La société civile appelle ainsi le chef de secteur de Gombari à prendre des dispositions urgentes afin de mettre un terme à ces pratiques, jugées contraires aux droits humains et préjudiciables à l’image des services de sécurité de l’État.
En conclusion, la synergie rappelle que les agents de renseignement sont tenus au respect de principes fondamentaux tels que la discrétion, l’intégrité et un sens élevé de l’analyse. Elle regrette que les actes reprochés à ces agents portent atteinte à la mission régalienne de l’ANR et demande leur mise à l’écart du terrain, dans le but de préserver la confiance entre la population et les institutions publiques.
Rédaction

