La commune de Mungbwalu a été le théâtre d’un fait à la fois poignant et révélateur des nombreuses injustices subies en silence par des enfants vulnérables. Ce lundi 5 janvier 2026, le commandant de la Police chargé de la Protection des Enfants et de la Prévention des Violences Sexuelles (PEPVS) a publiquement dénoncé une tentative de privation d’héritage visant un enfant de 10 ans.

Orphelin de père et de mère et vivant avec un handicap physique, le jeune garçon a eu le courage de porter plainte contre sa propre tante maternelle. Celle-ci est accusée d’avoir tenté de vendre la parcelle héritée de ses parents décédés, sans son consentement ni l’autorisation des instances compétentes.

Pour l’Officier de Police Judiciaire Michel Lifenge, cette situation constitue une infraction grave, passible de poursuites judiciaires. Il rappelle que la loi congolaise protège strictement les droits successoraux des enfants, en particulier ceux des orphelins et des personnes vivant avec handicap.

« Aucun enfant ne peut être privé de son héritage, même si ses parents ne sont plus en vie », a martelé l’OPJ Michel Lifenge, lançant un appel ferme à la conscience collective.

À travers cette déclaration, la police de Mungbwalu entend sensibiliser la population sur l’importance du respect des droits des enfants et sur l’obligation morale et légale de protéger les plus vulnérables. L’OPJ a exhorté toutes les victimes de spoliation ou de tentatives similaires à briser le silence, à refuser les intimidations et à saisir la justice sans crainte.

Au-delà de ce cas précis, cette affaire met en lumière un phénomène plus large de spoliation d’héritage observé dans plusieurs familles, où des enfants sont dépossédés de leurs biens par des proches animés par la cupidité. Ces pratiques plongent de nombreuses victimes dans la précarité, les privant de leurs droits fondamentaux à la dignité, à la sécurité et à un avenir stable.

L’OPJ Michel Lifenge a réaffirmé l’engagement de la police à poursuivre toute personne impliquée dans des actes de vente frauduleuse ou de détournement de biens appartenant à des enfants. Il a également appelé les autorités locales, les chefs coutumiers, les services sociaux ainsi que la société civile à jouer pleinement leur rôle dans la sensibilisation, la prévention et la protection des droits des enfants.

Ugen Rwoth Salomon

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