
L’accalmie observée ces derniers temps dans la chefferie des Walese Vonkutu, territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, imposée par la force conjointe FARDC–UPDF après les attaques des rebelles ADF, favorise le retour volontaire des populations dans plusieurs villages du groupement Bandavilemba.
Toutefois, les populations retournées dans ce groupement, après avoir fui les exactions des rebelles ADF, éprouvent d’énormes difficultés à honorer les frais de soins médicaux dans les centres de santé de référence implantés dans la zone.
L’alerte est lancée par Christophe Munyanderu, coordonnateur de la CRDH, antenne d’Irumu, au cours d’une interview accordée à notre rédaction ce mercredi 7 janvier 2026. Il indique que cette population est totalement démunie, d’autant plus que l’accès en profondeur aux champs n’est pas encore sécurisé, limitant ainsi les activités agricoles.
« Nul n’ignore les difficultés auxquelles fait face la population retournée dans cette partie du territoire. Leur santé doit être protégée par le gouvernement congolais, avec l’appui de ses partenaires intervenant dans le secteur de la santé », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, la CRDH plaide auprès du gouvernement congolais et de ses partenaires humanitaires pour la mise en place de soins médicaux gratuits en faveur de cette population retournée, afin de prévenir une crise sanitaire dans la zone.
Il sied de rappeler que, ces derniers temps, plusieurs structures sanitaires de cette partie du territoire d’Irumu font face à de graves difficultés financières, dues notamment au non-paiement des factures de soins par les patients. Une situation qui compromet le bon fonctionnement de ces centres, déjà fragilisés après une longue période d’abandon liée à l’insécurité.
Davi’s Erasme

