Les leaders communautaires du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, ont organisé une marche pacifique le mardi 04 février 2026 pour exiger l’ouverture immédiate de la DOT Kibali, fermée depuis plusieurs mois.

À travers cette mobilisation citoyenne, les leaders communautaires interpellent directement le ministre national des Mines ainsi que le ministre des Affaires sociales, tous basés à Kinshasa, afin qu’ils se saisissent du dossier de la dotation Kibali, issue de 0,3 % du chiffre d’affaires de la société Kibali Gold Mine, destinée au développement communautaire.

Cette dotation couvre six entités territoriales décentralisées impactées par le projet Kibali, à savoir :
– les chefferies Logo-Ogambi, Logo-Doka, Dhongo,
– la chefferie Bari-Logo, le secteur Mangbutu et la chefferie Mari-Minza tous dans territoire de Faradje et Watsa.

Selon les leaders communautaires, la fermeture de la DOT Kibali est intervenue à la suite de dysfonctionnements graves dans la gestion de la dotation. Toutefois, ils dénoncent une situation qu’ils qualifient aujourd’hui de discriminatoire et marquée par des manipulations politiciennes, ayant paralysé plusieurs projets de développement dans la région.

Malgré de nombreuses revendications et correspondances adressées aux autorités compétentes, les leaders communautaires regrettent que leurs voix soient restées sans réponse jusqu’à ce jour.

Face à ces blocages, les leaders communautaires exigent notamment :
–la fin immédiate du régime d’intérim à la tête de la DOT Kibali ;
–l’ouverture de la DOT Kibali et l’installation d’un nouveau comité doté d’un mandat clair ;
–la reprise effective du versement des fonds destinés aux communautés ;
– la mise en place d’un audit financier indépendant afin de clarifier la gestion passée et d’identifier les responsabilités ;
– le respect strict de la liste élaborée par les communautés pour la composition de la nouvelle équipe ;
– la publication trimestrielle de l’utilisation des fonds afin de restaurer la confiance entre la société Kibali et les communautés locales.

Tout en se disant ouverts au dialogue, les leaders communautaires exigent des actes concrets de la part des autorités compétentes.

Gloire Zamba

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