
En vacances parlementaires dans leur circonscription, les élus provinciaux de Watsa ont effectué, ce lundi 23 février, une descente sur le site du pont Nzoro, à la frontière entre les territoires de Watsa et Faradje. Entre lenteur des travaux et difficultés de traversée, le constat appelle à une action urgente.
Le pont Nzoro est bien plus qu’une simple infrastructure : c’est un poumon économique pour la province du Haut-Uele. Financé par le gouvernement central dans le cadre de la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, cet ouvrage se fait pourtant attendre.
Lors de leur visite d’inspection, Me Bismick Boele Losomia et Françoise Azaro Kany ont déploré la lenteur manifeste dans l’exécution des travaux confiés à l’Office des Routes. Face à ce retard, les élus ont officiellement exhorté l’entreprise publique à accélérer la cadence pour rétablir au plus vite la fluidité du trafic entre Watsa et Faradje.
En l’absence de pont, les habitants sont contraints d’utiliser des embarcations de fortune (bacs et radeaux). Sur place, les députés ont recueilli les témoignages poignants de citoyens et de motards, dénonçant les tracasseries et les pertes de temps imposées lors de la traversée.
« Nous avons palpé du doigt la réalité de nos concitoyens qui subissent les caprices des armateurs de fortune et les attentes interminables. Sur le terrain, rien de concret n’est encore à signaler concernant l’avancement final », ont souligné les élus.
Soucieux de la sécurité des usagers, les deux parlementaires ont profité de cette descente pour sensibiliser les transporteurs et les agents de la DGRHU (Direction Générale des Recettes du Haut-Uele). Un message clair a été passé : interdiction de procéder à des traversées nocturnes. Cette mesure préventive vise à prévenir les naufrages et les drames humains dans cette zone frontalière.
En conclusion de leur visite, Bismick Boele et Françoise Azaro ont réitéré leur engagement à assurer un suivi rigoureux de ce dossier auprès des autorités compétentes, afin que le pont Nzoro devienne enfin une réalité tangible pour la population.
Isaac Awoya

