La flambée du prix de l’essence observée ces derniers jours dans la ville d’Isiro, dans la province du Haut-Uélé, suscite de vives inquiétudes au sein de la population. Le litre d’essence, qui se vendait auparavant à 3 000 francs congolais, est passé à près de 5 500 francs congolais dans plusieurs points de vente.
Face à cette situation jugée préoccupante, la ministre provinciale de l’Économie et du Budget, Son Excellence Wivine Tongu, a convoqué une réunion avec plusieurs acteurs concernés, notamment la FEC, la FENAPEC, la COPEMECO, les opérateurs pétroliers ainsi que différentes structures de la société civile.
L’objectif de cette rencontre était d’identifier les causes principales de cette hausse brusque du prix du carburant et de rechercher des solutions durables afin de soulager la population de la ville d’Isiro.
Au cours des échanges, plusieurs éléments ont été soulevés par les chambres de commerce, les représentants de la société civile et les opérateurs pétroliers. À l’issue de la réunion, la ministre provinciale de l’Économie a accordé un délai de 48 heures aux parties prenantes pour proposer une solution concrète permettant de stabiliser le prix du carburant.
En attendant l’issue de ces discussions, le prix du litre d’essence est provisoirement fixé à 5 000 francs congolais, a précisé la ministre Wivine Tongu.
De son côté, la synergie de la société civile d’Isiro a salué l’implication de la ministre provinciale de l’Économie et du Budget pour son engagement en faveur de la population. Selon certains acteurs de la société civile, cette initiative démontre la volonté des autorités provinciales de trouver rapidement une solution à cette situation qui affecte plusieurs secteurs de la vie socio-économique.
Pour sa part, Clovis, membre de la société civile, appelle notamment les conducteurs de taxis-motos au calme, estimant qu’une solution pourrait être trouvée dans le délai de 48 heures fixé par les autorités provinciales.
Armathe MANZEKE ASOMOLEGO

