
La Nouvelle Société Civile Congolaise de Mungbere tire la sonnette d’alarme sur les impacts négatifs de l’exploitation forestière à grande échelle en chefferie Kebo, territoire de Watsa, dans le Haut-Uele. Alors que les activités de coupe de bois s’intensifient, les conséquences environnementales et sociales deviennent de plus en plus préoccupantes.
Le coordonnateur de cette structure citoyenne, Patrice Bakungbu Molaka, déplore l’absence d’infrastructures sociales de base dans les villages touchés par cette exploitation. Selon lui, les écoles restent précaires avec des élèves assis sur des bancs de fortune, les structures sanitaires n’affichent aucun progrès notable, l’accès à l’eau potable demeure un défi et les routes de desserte agricole sont fortement dégradées, compliquant l’évacuation des produits champêtres vers les centres de consommation.
« Nous appelons les autorités à réglementer cette exploitation abusive de bois qui se fait en violation des protocoles d’accord avec les communautés locales. Faute de quoi, nous serons contraints de passer à la vitesse supérieure afin que la voix de la population soit entendue », a-t-il déclaré au micro de visionactu.net.
La société civile plaide pour une gestion durable et équitable des ressources naturelles, afin de préserver les écosystèmes et garantir un développement bénéfique aux communautés locales.
Isaac Awoya

