Le Parc national de la Garamba (PNG), patrimoine mondial situé dans le territoire de Faradje, province du Haut-Uélé, est de nouveau au centre d’une vive contestation. La Fraternité des étudiants ressortissants du territoire de Faradje et de Watsa à Bunia (FERFAWAB) dénonce ce qu’elle qualifie de « marginalisation » de la communauté Mondo-Misa depuis plus de 87 ans.

Dans une déclaration publique, le président de la FERFAWAB, Emmanuel Fala Ranguza, a accusé le PNG d’avoir « escroqué » la chefferie Mondo-Misa en ne respectant pas les engagements pris avec les notables locaux.

« Depuis 87 ans, la population Mondo est abandonnée à son triste sort sur ses propres terres. Aucun projet de développement n’a été réalisé : ni écoles, ni centres hospitaliers, ni routes de desserte agricole, ni bourses d’études. C’est un crime grave et intolérable que le PNG a infligé à la communauté », a-t-il déclaré.

Le président de la FERFAWAB appelle le Parc national de la Garamba à ouvrir sans délai un dialogue avec les notables de la chefferie Mondo-Misa pour exécuter les accords contenus dans le cahier des charges. « Trop, c’est trop. Il est temps que le PNG respecte ses devoirs envers la population riveraine », a-t-il martelé.

Les étudiants soulignent également que les fils et filles de la chefferie Mondo-Misa ne sont pas représentés dans la gestion du parc, alors que celui-ci occupe une grande partie de leurs terres ancestrales.

Cette dénonciation rejoint d’autres appels. La Fondation Kinalegu, basée dans le territoire de Dungu, a récemment adressé une correspondance au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo (réf. 001/FK/PCA/TKT/2025), dans laquelle elle alerte sur une « crise humanitaire persistante » dans les zones riveraines du PNG.

Rédaction

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