Le ministère public a requis la peine de dix ans de servitude pénale contre monsieur Paulin Magay, chef de groupement Makondaima, chefferie Mayogo Mabozo, dans le territoire de Rungu, dans une affaire l’opposant à la partie civile Gatho Libobo Nanou, lors d’une audience tenue ce mardi 09 septembre au tribunal de grande instance d’Isiro. En effet, cette autorité traditionnelle et ses complices sont poursuivis par la justice pour destruction méchante, vol simple et violation de domicile dans la concession de Gatho Libobo Nanou à Gossamu, dans la commune Kupa en ville d’Isiro, chef-lieu du Haut-Uele, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

Dans son réquisitoire, le ministère public exige aussi aux prévenus, la restitution des biens volés ou leurs équivalents, et les condamne au paiement des dommages et intérêts à la partie civile pour leur participation criminelle dans ces cas d’abus répréhensibles par la loi. En outre, le tribunal a requis la condamnation des prévenus à l’arrestation immédiate et le paiement d’autres amendes à fixer par le tribunal. Confiante à une issue favorable du dossier, la partie civile salue le triomphe de la justice :

« Un sentiment de joie parce que la justice est notre dernier rempart devant la barbarie et les comportements répréhensibles. Les prévenus bien qu’atteints, ont séché, alors que dans la ville les gens chantaient déjà la victoire. Aujourd’hui la justice s’est prononcé, il y a le réquisitoire du ministère public et nous attendons la décision qui doit intervenir dans le délai de la loi. Le préjudice est énorme, la justice a fait son travail et nous nous sommes esclaves de la justice », a déclaré Me Gatho.

Par ailleurs, la partie civile Gatho Libobo Nanou a sollicité les dommages et intérêts estimés à 50 0000 dollars à payer par chacun des prévenus pour le préjudice subi et confondu. Soulignons que la concession Gossamu anciennement propriété de la société Agri Uele qui a fait l’objet de vente en bonne et dûe forme à feu Senga Bin Amili alias Senga Codas, était à l’origine d’une superficie de 13 hectares et couverte par un certificat d’enregistrement, aujourd’hui vieux de 40 ans, non attaqué en justice et non annulé.

Il sied de préciser que le prévenu Paulin Magay s’était prévalu de la qualité de chef de groupement Gossamu, au motif que ladite concession appartiendrait à leur village. Le tribunal a par ailleurs retenu la charge de non-comparution contre les accusés, quoique régulièrement atteints. Le jugement dans cette affaire inscrite sous le RP 9771 TGI is, est attendu dans le délai de la loi, soit à la huitaine.

Joël Lembakasi

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