Une lueur d’espoir pour la paix renaît en Ituri. Sept jeunes, présentés comme des membres du groupe armé CRP Zaïre, se sont officiellement rendus ce mardi aux autorités provinciales dans la ville de Bunia, chef-lieu de la province.

Originaires des localités de Nizi et Mabanga, deux zones encore marquées par l’insécurité, ces ex-combattants ont remis treize fusils AK-47 ainsi qu’un lot important de munitions de guerre aux forces de sécurité.

Cette reddition s’inscrit dans le cadre des efforts continus de pacification de la province, menés par les FARDC à travers des opérations militaires et des appels répétés à la reddition des groupes armés encore actifs.

Selon les autorités militaires, cet acte traduit une prise de conscience progressive au sein de certaines franges de la jeunesse impliquée dans les violences communautaires.

Le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama, a salué cet acte de reddition, tout en rappelant la dangerosité du groupe CRP Zaïre, qu’il a qualifié de « bande de criminels ». Il a réitéré son appel aux jeunes encore enrôlés dans les milices à sortir de la brousse et à choisir la voie du dialogue et de la réinsertion.

« La porte de la reddition reste ouverte, mais la traque continue. Nous irons jusqu’à Kinshasa s’il le faut pour démanteler ces réseaux criminels. L’Ituri a trop souffert », a déclaré le général Luboya avec fermeté.

Cette reddition a été rendue possible grâce à la collaboration entre les services de sécurité, la société civile locale et certains leaders communautaires, tous engagés dans la recherche d’une paix durable dans la province, meurtrie depuis plusieurs années par des conflits communautaires et des violences armées.

Les sept jeunes miliciens seront désormais orientés vers un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), conformément au Plan national de stabilisation de l’Est de la RDC. Les autorités précisent toutefois que des enquêtes seront ouvertes pour déterminer le niveau d’implication de chacun dans d’éventuels crimes.

De leur côté, les FARDC affirment poursuivre les opérations de ratissage afin de neutraliser les dernières poches de résistance et récupérer toutes les armes encore en circulation.

Bien que modeste en nombre, cette reddition est porteuse d’un message fort : la paix est possible en Ituri, à condition que chaque acteur jeunes, autorités et société civile s’engage pleinement dans ce processus.

La population, souvent victime collatérale des affrontements, espère que ce geste inspirera d’autres redditions dans les jours à venir, pour enfin tourner la page des violences.

UGEN RWOTH SALOMON

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