La population de Kokiza, dans le territoire de Watsa, tire la sonnette d’alarme face à trois crises majeures qui perturbent profondément la vie quotidienne : l’absence prolongée d’électricité, la pénurie d’eau potable et l’état critique de la route principale reliant les villages du groupement.

Réunis ce lundi 17 novembre dans la paroisse Sainte-Barbara, les habitants des 21 villages de Kokiza ont pris part massivement à une rencontre citoyenne initiée par le notable John Oriane. À travers cette mobilisation exceptionnelle, la communauté a voulu rappeler l’urgence des difficultés auxquelles elle fait face depuis plusieurs mois.

Au cœur des préoccupations figure la coupure d’électricité qui plonge la cité dans l’obscurité totale depuis plus de six mois. Une situation qui paralyse non seulement les ménages, mais également les écoles, les structures sanitaires ainsi que de nombreuses activités économiques.

L’accès limité à l’eau potable constitue l’autre sujet prioritaire. La population dénonce un risque sanitaire croissant dans une zone déjà fragile, où les sources d’approvisionnement fiables se raréfient.

La dégradation avancée de la route principale, devenue presque impraticable, a également été largement évoquée. Cet axe vital, qui relie les villages entre eux, isole désormais plusieurs localités et freine les échanges commerciaux ainsi que les déplacements des habitants.

Face à ces défis, John Oriane a salué la forte mobilisation avant d’interpeller le gouvernement provincial et la société Kibali Gold Mine. Il a rappelé les engagements pris lors de la délocalisation des communautés, appelant les autorités à assumer pleinement leurs responsabilités.

Les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la tenue de cette rencontre, tout en réclamant des mesures concrètes et urgentes pour répondre à cette triple crise.

John Oriane a annoncé qu’une nouvelle réunion, cette fois décisionnelle, sera organisée dans les prochains jours afin de définir les actions à entreprendre pour sortir Kokiza de cette situation préoccupante.

Rédaction

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