Lors d’une récente intervention médiatique, Caleb Bodio, communicateur influent du gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito, s’est exprimé sur la gestion des 25 % des redevances minières versées par Kibali Gold Mine à la province. Il a fermement rejeté les accusations de détournement prétendument orchestré pour servir des ambitions personnelles du gouverneur.
Selon lui, ces fonds sont régulièrement logés dans les comptes de la banque provinciale et orientés vers le financement de plusieurs projets prioritaires. Il a également indiqué qu’une partie de ces ressources a servi à apurer une dette contractée par la province dans le cadre d’un litige judiciaire en Côte d’Ivoire.
« Le Gouverneur Jean Bakomito a trouvé la province avec une dette colossale. Les fonds issus des 25 % ont permis de payer progressivement ces créances, car la province avait été traînée en justice par un partenaire. Le reste est investi dans plusieurs projets à travers le Haut-Uele, conformément à la vision du Président Félix Tshisekedi », a-t-il expliqué.
Dans la même communication, Caleb Bodio, surnommé « Guerrier Sniper », s’est interrogé sur la destination des plus de 30 % que le Bureau de l’Assemblée provinciale prélèverait chaque mois sur les mêmes redevances minières.
Il affirme disposer d’informations indiquant que cette ponction serait opérée au nom de l’institution parlementaire, sans justification claire quant à son utilisation. Selon lui, ces fonds devraient plutôt financer des projets structurants au bénéfice direct des communautés locales.
« Nous voulons comprendre la destination réelle de ces 30 %. Sur quelle base légale l’Assemblée provinciale s’arroge-t-elle le droit de prélever cette part des fonds destinée au développement ? D’autant plus que certains députés, membres du même Bureau, signent des motions accusant la province de ne pas émerger », s’est-il indigné.
Caleb Bodio a encouragé l’exécutif provincial à poursuivre sa dynamique de développement malgré les critiques. Il a également exhorté certains députés provinciaux à s’acquitter de leur mission dans l’intérêt général et à éviter d’alourdir les charges financières de la province par des revendications répétées.
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