La soirée du dimanche 12 janvier 2026 a été marquée par une vive tension à Ngangazo, localité située à environ neuf kilomètres de Moku, chef-lieu de la chefferie Mari-Minza, dans le territoire de Watsa. Des tirs nourris, impliquant deux éléments de la Police nationale congolaise (PNC), ont plongé les habitants dans une psychose généralisée.
Selon des sources locales, l’incident s’est produit sur un site minier exploité par des ressortissants chinois, à proximité immédiate de la localité. Le différend, d’ordre interne, portait sur une dispute de commandement entre deux policiers commis à la garde du site. La situation a rapidement dégénéré lorsque les deux agents ont fait usage de leurs armes de service.
Ces coups de feu ont semé la panique au sein de la population. Craignant une incursion de bandits armés ou une attaque de groupes résiduels, plusieurs habitants se sont confinés dans leurs domiciles, tandis que d’autres redoutaient une détérioration de la situation sécuritaire dans la zone.
De son côté, le coordonnateur de la société civile locale a vigoureusement condamné cet acte, qualifiant le comportement des deux agents d’« irresponsable ». Célestin Kolongbe déplore que des armes destinées à la protection des citoyens soient utilisées pour régler des conflits personnels, mettant ainsi en danger la vie de civils innocents.
« Je condamne fermement cet acte et j’appelle à l’ouverture d’une procédure judiciaire afin d’établir les responsabilités et de sanctionner sévèrement la dissipation de munitions de guerre, conformément au Code pénal militaire », a-t-il déclaré.
Signalons que les auteurs de ces tirs ont été immédiatement mis aux arrêts, selon des sources sécuritaires.
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