La Société civile congolaise du territoire d’Aru élève la voix pour attirer l’attention des autorités provinciales de l’Ituri sur la situation préoccupante du pont Wele, une infrastructure stratégique reliant les territoires d’Aru et de Mahagi, effondrée depuis 2019 lors des travaux exécutés par l’ONG PAM.

S’exprimant à la rédaction de visionactu.com, cette structure citoyenne indique que plusieurs démarches et correspondances ont été adressées au Gouvernement provincial de l’Ituri depuis l’effondrement de cet ouvrage, dans l’espoir d’une intervention rapide. Cependant, toutes ces initiatives sont restées sans suite, contraignant la population à subir, année après année, les lourdes conséquences de cette rupture.

Six ans après l’effondrement du pont, les impacts négatifs se font sentir de manière accrue sur les plans économique, social et sécuritaire. Les échanges commerciaux entre Aru et Mahagi sont fortement perturbés, les déplacements deviennent pénibles et risqués, tandis que la souffrance des usagers ne cesse de s’intensifier, particulièrement chez les femmes, les enfants et les personnes vulnérables.

Face à cette situation persistante, le Comité Local de Développement (CLD) a initié une démarche communautaire courageuse, en lançant une collecte de fonds impliquant la population locale, les enseignants, les exploitants de différents secteurs ainsi que les commerçants. Cette mobilisation a permis de solliciter des ingénieurs, lesquels ont établi un devis estimatif de 98 000 dollars américains pour la reconstruction du pont.

Une première tranche de ce montant a déjà été réunie et versée, permettant ainsi le démarrage des travaux. Toutefois, les fonds collectés demeurent insuffisants, exposant le chantier à un risque d’arrêt, ce qui compromettrait les efforts déjà consentis par la communauté.

À travers la sous-coordination territoriale, la Société civile congolaise d’Aru lance un appel pressant au Gouvernement provincial de l’Ituri afin d’obtenir un appui financier et/ou matériel urgent pour assurer la poursuite et l’achèvement des travaux.

Pour sa part, Monsieur Chombe Pilo Dieudonné souligne que la période actuelle de sécheresse constitue une opportunité favorable pour l’avancement du chantier. Le retour des pluies exposerait en effet les travaux à des inondations, rendant leur exécution plus complexe et plus coûteuse.

À travers ce plaidoyer, la Société civile rappelle que la population concernée fait pleinement partie de la province de l’Ituri et mérite une attention équitable des autorités provinciales.

La reconstruction du pont Wele représente non seulement un enjeu majeur de mobilité, mais également un levier essentiel pour la relance économique, la cohésion sociale et la sécurité dans cette partie de la province.

Ugen Rwoth Salomon

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