
La société civile provinciale de l’Ituri monte au créneau face à la recrudescence des assassinats de civils et à la multiplication des barrières illégales dans la chefferie des Bandaka, précisément au village Bafwabango, situé le long de l’axe routier Nia-Nia–Isiro, en territoire de Mambasa.
Selon Dieudonné Lossa, coordonnateur provincial de cette structure citoyenne, deux civils ont été abattus par balles en l’espace de deux mois, tandis que les auteurs de ces crimes demeurent introuvables à ce jour.
Outre ces actes criminels, la société civile déplore la prolifération de barrières illégales, où les usagers de la route sont contraints de payer de l’argent sans quittance, à chaque passage, une pratique jugée abusive et préjudiciable à la population locale.
Dieudonné Lossa affirme avoir recensé environ dix barrières sur une distance de 51 kilomètres, une situation qu’il qualifie d’alarmante. Il s’indigne notamment de la présence permanente de la Police de circulation routière (PCR), qui opérerait jour et nuit au village Bafwanekengele, au détriment des habitants.
Face à cette situation, la société civile appelle les autorités compétentes à mettre un terme immédiat à ces pratiques illégales et à restaurer la sécurité sur cet axe stratégique. Elle invite également la population à collaborer étroitement avec les services de sécurité en dénonçant tout mouvement ou comportement suspect.
Par ailleurs, nos tentatives pour entrer en contact avec le commandant de la PCR n’ont pas abouti, en raison notamment de l’indisponibilité du réseau de communication. Toutefois, nous poursuivrons nos démarches afin de recueillir sa version des faits.
Davi’s Erasme

