
L’avenir d’une soixantaine d’élèves issus de la communauté pygmée ne tient plus qu’à un fil. Pris en charge par la mission catholique, ces enfants sont privés de nourriture depuis deux semaines, menaçant ainsi leur parcours scolaire à Mungbere, dans la chefferie d’Andobi (Territoire de Watsa), en province du Haut-Uele.
Face à cette urgence humanitaire, le Père Maurice Malema Bati, responsable de la pastorale locale, appelle à une solidarité immédiate pour sauver cette initiative d’intégration par l’éducation.
Située à environ 100 kilomètres d’Isiro, chef-lieu de la province, la localité de Mungbere est aujourd’hui le théâtre d’une crise silencieuse. Soixante enfants autochtones, qui ont quitté leur milieu naturel pour embrasser le chemin de l’école, vivent dans une précarité extrême. Logés et encadrés par les Missionnaires Comboniens de la paroisse Notre-Dame Consolatrice des Affligés, ces élèves se retrouvent sans aucune provision alimentaire depuis près de quatorze jours.
Le Père Maurice Malema Bati, figure de proue de la pastorale pygmée dans la région, ne cache plus son inquiétude. Selon lui, la survie de ce projet éducatif est compromise par l’épuisement des stocks de vivres. Sans une intervention rapide des autorités ou des personnes de bonne volonté, ces jeunes écoliers risquent d’abandonner les bancs de l’école pour retourner dans la forêt, sacrifiant ainsi leur chance d’une éducation primaire complète.
« Les difficultés liées à l’encadrement des jeunes Pygmées demandent des moyens financiers importants. Ils ne s’adonnent pas encore à l’agriculture, c’est désolant ; ils consomment environ 40 kilos de riz par jour. Nous exhortons les personnes de bonne volonté à nous venir en aide », a-t-il déclaré.
Cet appel à l’aide souligne non seulement l’urgence vitale, mais aussi le défi immense de la pérennisation de la scolarisation des peuples autochtones dans la province du Haut-Uele.
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