En cette Journée mondiale de l’eau, un appel fort à la solidarité résonne dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri. Célébrée chaque 23 mars, la Journée mondiale de l’eau met en lumière l’importance d’un accès équitable à cette ressource vitale. Cette année, placée sous le thème « L’eau, source d’égalité », elle rappelle que l’eau ne doit pas être un privilège, mais un droit fondamental pour tous.
Dans le territoire de Mambasa, de nombreuses familles déplacées, fuyant les violences attribuées aux rebelles ADF, vivent dans des conditions précaires et peinent à accéder aux besoins essentiels, notamment à l’eau potable.
À cette occasion, la Journée mondiale de l’eau prend une dimension particulière à Mambasa, devenant un véritable cri de cœur en faveur des déplacés, avec un appel à la gratuité de l’eau comme geste de solidarité et d’humanité.
« L’eau, c’est la vie, et la vie ne se vend pas à ceux qui ont tout perdu… »
C’est dans cet esprit qu’Aimé Mandro Waka, l’un des gestionnaires de points d’eau dans le territoire de Mambasa, lance un message de compassion à l’endroit des déplacés. Il exhorte également les autres gestionnaires de points d’eau à ne pas faire payer l’eau aux déplacés, mais plutôt à la leur offrir gratuitement en cette période difficile.
Il convient de noter qu’un bidon d’eau potable se négocie actuellement à 250 francs congolais, un coût que de nombreux déplacés, déjà fragilisés par les affres des violences, ne parviennent pas à supporter.
Face à cette situation, l’insuffisance de bornes-fontaines et l’état de dégradation de certaines sources accentuent davantage les difficultés d’accès à l’eau. D’où la nécessité urgente de réhabiliter les infrastructures hydrauliques afin de sauver des vies.
Davi’s Erasme

