Le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabwe Mwamba, a exprimé son inquiétude face à la détérioration des conditions de vie des déplacés de guerre originaires de Goma et de Bukavu, actuellement installés à Lubumbashi. Il a soulevé cette question lors de la rentrée parlementaire de la session de mars 2026, évoquant une situation humanitaire préoccupante qui nécessite une réponse rapide des autorités.

Selon le chef de l’organe délibérant, plus de 150 familles vivent dans une extrême précarité, sans accès adéquat aux services sociaux essentiels. Ces déplacés manqueraient notamment de nourriture, d’eau potable et d’un logement digne. Il a également souligné les difficultés d’accès aux soins de santé ainsi que l’absence de scolarisation pour plusieurs enfants, aggravant davantage leur vulnérabilité.

Michel Kabwe Mwamba a estimé que cette réalité reste inacceptable, d’autant plus qu’il s’agit de citoyens congolais se trouvant sur leur propre territoire. Il a ainsi appelé le gouvernement provincial à agir en urgence, en collaboration avec les partenaires humanitaires, afin d’apporter une assistance immédiate. Parmi les mesures proposées figurent l’octroi d’un hébergement approprié, l’accès aux soins médicaux et la prise en charge de l’éducation des enfants déplacés.

Pour le président de l’Assemblée provinciale, la question des déplacés internes dans le Haut-Katanga représente à la fois un défi humanitaire majeur et une responsabilité nationale. Il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour améliorer rapidement les conditions de vie de ces populations fragilisées.

Sur le terrain, la situation demeure alarmante. Plus de 300 personnes, réparties en environ 150 familles, seraient contraintes de passer la nuit à la belle étoile après la destruction de leurs abris par les pluies. Leur représentant, Paul Byamungu Izungu, signale une recrudescence de maladies liées au froid, touchant particulièrement les enfants. Il évoque également le cas de certaines femmes victimes de violences sexuelles, qui présenteraient encore des séquelles psychologiques en raison de l’absence de prise en charge spécialisée.


César Marcelo depuis Lubumbashi

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