
La cohabitation entre communautés devient de plus en plus fragile dans le territoire de Kambove, l’un des six territoires du Haut-Katanga. Le cadre de concertation de la société civile a exprimé de vives inquiétudes face à la montée des conflits, notamment dans le village minier de Miringi, où le risque d’escalade reste élevé.
Dans un communiqué rendu public le mercredi 15 avril 2026, cette organisation citoyenne fait état d’une détérioration du climat social, marquée par des affrontements entre communautés souvent armées de machettes. Plusieurs habitants, craignant pour leur sécurité, se déplaceraient désormais munis d’armes blanches, illustrant un climat de méfiance grandissante. Bien que les origines précises de ces tensions n’aient pas été clairement établies, des cas de morts et de blessés ont déjà été signalés.
Face à cette situation préoccupante, la société civile exhorte les autorités à privilégier des actions préventives plutôt que répressives. Elle recommande notamment des initiatives de sensibilisation au vivre-ensemble, ainsi que des visites de terrain pour apaiser les tensions avant qu’elles ne dégénèrent. L’organisation insiste sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de dialogue et de réconciliation entre les différentes communautés.
Par ailleurs, les autorités sont appelées à agir rapidement afin d’éviter une aggravation de la crise. La société civile plaide pour une approche basée sur la pacification et la cohésion sociale, estimant qu’une réponse exclusivement sécuritaire pourrait aggraver la situation. Elle s’engage également à accompagner les pouvoirs publics dans la recherche de solutions durables pour restaurer la paix dans cette partie de la province.
César Marcelo depuis Lubumbashi

