
Le notable Papy Mude demande au gouvernement provincial du Haut-Uele d’éclairer l’opinion publique sur l’importance et l’utilité des nombreuses barrières érigées à travers le territoire de Watsa.Cette interpellation fait suite aux plaintes récurrentes de la population concernant le fonctionnement de ces points de contrôle.
Selon Papy Mude, toutes ces barrières ont failli à leur mission initiale de sécurisation des personnes et de leurs biens. Elles se sont plutôt transformées en véritables péages où la population est contrainte de payer 2.000 FC ou 5.000 FC avant d’obtenir le droit de passage. Une situation qui pénalise fortement les paysans, les commerçants et les transporteurs qui empruntent quotidiennement ces exigences.
Le notable déplore que, malgré la multiplication de ces barrières, les armes circulent encore facilement dans le territoire de Watsa. Il cite, à titre d’exemple, l’incursion menée ce samedi 18 avril par des présumés bandits armés qui ont opéré sans être inquiétés vers Camp Djigba, un site minier situé à sept kilomètres du centre de négoce de Ngangazo, dans le groupement Kpegukobho (chefferie Mari-Minza).
Pour lui, cette situation est d’autant plus préoccupante que des agents de l’ordre sont pointés du doigt dans plusieurs de ces incidents sécuritaires. Il demande avec insistance que la justice fasse son travail en toute indépendance pour établir les responsabilités. Il précise d’ailleurs que deux présumés agents de l’ordre sont déjà appréhendés dans le cadre des enquêtes en cours.
Il appelle ainsi le gouvernement provincial à se prononcer clairement sur la pertinence de maintenir ces barrières devenues contre-productives, et à prendre des mesures urgentes pour restaurer la confiance entre les services de sécurité et la population.
Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec les autorités compétentes sont restées vaines.
Dudu Joseph

