
C’est autour de la question cruciale du renforcement du « mariage civilo-militaire » qu’une rencontre stratégique s’est tenue ce mardi 28 avril 2026 à Moku, chef-lieu de la chefferie Mari-Minza. Le notable Benjamin Tauli s’est entretenu avec les leaders de la chefferie Andobi et Kebo dans le territoire de Watsa, pour poser les jalons d’une collaboration franche entre les FARDC et la population locale.
Dans un contexte sécuritaire instable, cette initiative vise à protéger les chefferies d’Andobi, Kebo et K-Ateru. Pour parer à toute incursion, un bataillon militaire a été déployé à Mungbere afin de sécuriser les civils contre les violences des présumés rebelles ADF. Ces terroristes, qui endeuillent régulièrement le territoire voisin de Mambasa, poussent la chefferie Andobi, de par sa position géographique, à resserrer les liens avec l’armée loyaliste.
Au cours des échanges, Benjamin Tauli a salué le travail remarquable accompli par Sa Majesté Agbita Nadi Papy, chef de la chefferie Andobi, pour le maintien de la cohésion et de l’ordre dans son entité. Il a ensuite exhorté les habitants à une collaboration étroite avec les unités des FARDC déployées sur le terrain, insistant particulièrement sur l’importance du partage de renseignements et la dénonciation de tout mouvement suspect.
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), représentée par Patrice Bakungbu Molaka son coordonnateur, a profité de cette occasion pour dénoncer le kidnapping d’un infirmier titulaire dans la zone. Il a lancé un appel pressant aux autorités militaires pour obtenir la libération de ce professionnel de santé, rappelant que la protection du personnel médical est vitale pour ces communautés rurales.
Par ailleurs, Patrice Bakungbu Molaka s’est félicité des actions concrètes menées par Benjamin Tauli. Il a réitéré son soutien total à la campagne « Stop à l’insécurité », dont le notable est l’initiateur dans le territoire de Watsa.
Selon des sources locales, depuis le déploiement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo dans la zone, les rebelles ne sont plus visibles et la population commence à retrouver une certaine quiétude sociale. Pour les participants, la pérennisation de cette paix repose désormais sur une confiance mutuelle durable entre les soldats et les citoyens.
Dudu Joseph

