
La criminalité urbaine continue de défrayer la chronique en territoire de Watsa. Malgré la multiplicité des barrières dites « bloc cadenas », tenues par les forces des FARDC, de la PNC et de la DGM, l’insécurité n’a pas encore dit son dernier mot. Pour le notable Papy Mude, l’unique solution réside désormais dans le remplacement des officiers et agents des forces de l’ordre devenus, selon lui, des « coutumiers » du milieu.
Le dernier drame en date est l’assassinat du jeune Kambale Djimy, abattu par des bandits armés non autrement identifiés à Giro. Ce site minier est situé dans le groupement Bugutali, chefferie Mari-Minza, en territoire de Watsa. Ce meurtre, survenu dans la nuit du dimanche au lundi 11 mai 2026, a ravivé la colère et la psychose au sein de la population.
Devant la presse ce mardi 12 mai, ce digne fils de Watsa a attribué cette persistance de l’insécurité au maintien prolongé des mêmes unités, un facteur favorisant, selon lui, la familiarité, la corruption et l’inefficacité.
« La seule solution serait le remplacement de tous les éléments FARDC et PNC déjà devenus des « coutumiers » à Watsa. Qu’attend-on d’un agent de l’ordre qui passe 10 à 15 ans au même endroit ? », s’est-il interrogé.
Face à la recrudescence de l’insécurité, le notable appelle le commandement militaire et le commissariat provincial de la PNC à procéder à une rotation urgente des effectifs. Il exhorte également le Gouverneur du Haut-Uele ainsi que le Ministre de la Défense à diligenter un audit sécuritaire rigoureux à Watsa. La population, quant à elle, attend des actions concrètes pour retrouver la paix et vaquer librement à ses occupations dans cette région riche en or, mais meurtrie par l’activisme des bandits armés.
Dudu Joseph

