L’avenir scolaire de plus de 10 000 enfants est gravement compromis dans la chefferie d’Andobi, à Mungbere, dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uélé. En cause, la recrudescence des incursions des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et les affrontements récurrents avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui perturbent fortement l’accès aux établissements scolaires.

Cette situation sécuritaire intervient à un moment crucial de l’année scolaire, alors que les préparatifs des examens de fin d’année et des épreuves certificatives sont déjà en cours.

Selon les informations recueillies par VisionActu.net ,les journées du jeudi dernier et du vendredi 29 mai ont marqué un tournant critique dans la région. Plusieurs sources rapportent qu’une vague de panique s’est emparée du centre de Mungbere, poussant de nombreux habitants à fuir vers des zones jugées plus sûres. Parents, élèves et enseignants abandonnent progressivement la localité.

Paradoxalement, cet exode intervient alors que la zone demeure sous le contrôle des FARDC.

Face à cette crise humanitaire et éducative, la société civile du Congo, secteur de Gombari, tire la sonnette d’alarme. Par la voix de son représentant, Henri N’subi, elle appelle les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes afin de sauver l’année scolaire des enfants déplacés.

« Nous exhortons toutes les personnes de bonne volonté à venir en aide à ces populations déplacées et à ces enfants dont le droit à l’éducation est aujourd’hui gravement menacé », a déclaré Henri N’subi.

Il a également lancé un appel à la solidarité nationale en faveur des familles affectées par cette situation, dont les conséquences risquent d’être lourdes sur l’éducation de milliers d’enfants.

Isaac Awoya

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