Le député national Jean-Marc Mambidi a tiré la sonnette d’alarme devant l’Assemblée nationale ce vendredi 5 juin 2026. L’élu du territoire de Watsa a plaidé pour une intervention humanitaire et militaire urgente afin de sécuriser les populations civiles et venir en aide aux milliers de déplacés de guerre vivant dans des conditions précaires.
Préoccupé par la détérioration de la situation sécuritaire dans la partie sud du territoire de Watsa, sa circonscription électorale, le député a choisi de porter à la représentation nationale la voix d’une population confrontée à une crise humanitaire grandissante.
« Il était de mon devoir de porter haut la voix des filles et fils de ce territoire martyr, durement éprouvé par les exactions répétées des groupes armés, notamment les ADF/NALU », a déclaré Jean-Marc Mambidi à l’issue de son intervention.
Selon l’élu, les attaques récurrentes des rebelles ont contraint des milliers de familles à fuir leurs villages pour trouver refuge à Mungbere et dans d’autres localités environnantes, où elles vivent dans une extrême précarité, sans assistance suffisante.
Face à cette situation, Jean-Marc Mambidi interpelle directement le gouvernement central. Il réclame des mesures concrètes et immédiates, notamment le renforcement des effectifs militaires dans la région, la sécurisation des principaux axes routiers ainsi que le déploiement d’une aide humanitaire d’urgence en faveur des déplacés.
Pour ce parlementaire, la restauration de l’autorité de l’État dans cette partie de la province du Haut-Uélé doit constituer une priorité absolue en cette période de crise sécuritaire.
Le député national a également annoncé l’ouverture de démarches auprès des ministères concernés, notamment ceux de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires humanitaires, afin d’obtenir une amélioration des conditions de vie des déplacés internes et de favoriser leur retour progressif dans leurs milieux d’origine.
Par cette intervention, Jean-Marc Mambidi espère attirer l’attention des autorités nationales sur le sort des populations de Watsa, confrontées depuis plusieurs années à l’insécurité persistante causée par les groupes armés actifs dans la région.
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