L’administrateur militaire du territoire d’Irumu, le colonel Ciron Simba Bunga Jean, mène depuis le mardi 4 août 2026 une série de médiations visant à résoudre les conflits liés au pouvoir coutumier et aux questions foncières en chefferie des Walendu Bindi, dans la province de l’Ituri.
Ces activités sont appuyées par le consortium de médiation composé d’Action pour la Paix et la Concorde (APC), du Pôle Institute, d’Ebuteli et d’Interpeace, dans le cadre du projet LEAD financé par l’Union européenne.
La première médiation, organisée le 4 août à Soke, chef-lieu d’un groupement de la chefferie, a permis d’établir la légitimité du chef Mochel Avuta. À l’issue des travaux de reconstitution de l’arbre généalogique, celui-ci a été reconnu comme issu de la lignée régnante.
Les médiations se sont poursuivies le jeudi 6 août à Kabona, chef-lieu du groupement Boloma, où un conflit de pouvoir coutumier opposait les clans Fanda et Bolo. Au cours de cette rencontre, les participants ont retracé l’arbre généalogique des chefs ayant dirigé la chefferie indigène de Walendu Boloma.
À l’issue de cet exercice, le clan Fanda a été reconnu comme la lignée régnante établie par l’administration coloniale depuis 1914. En conséquence, Byaletsu Fanda a été confirmé dans ses fonctions de chef du groupement Boloma.
À cette occasion, le colonel Ciron Simba Bunga Jean a appelé les communautés de la chefferie des Walendu Bindi à privilégier le dialogue et les mécanismes pacifiques de résolution des conflits afin d’éviter toute escalade de violence et de favoriser le développement de la région.
Il convient de rappeler que la chefferie des Walendu Bindi a été marquée par plusieurs conflits communautaires et de succession au pouvoir coutumier. L’un des dossiers les plus emblématiques oppose l’ancien chef Olivier Peke Kalyaki Alexandre à l’actuel chef coutumier, Mongaliema Bangajuna Fidèle. Cette affaire est toujours pendante devant la Cour de cassation.
Par ailleurs, d’autres conflits liés au pouvoir coutumier persistent dans certains villages et groupements de la chefferie, d’où l’importance des initiatives de médiation engagées par l’administration territoriale.
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