La zone de santé rurale de Gombari, dans le territoire de Watsa, est désormais touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola. L’annonce a été faite par son médecin chef de zone, Sébastien Tagba, portant à six le nombre de zones de santé affectées dans la province du Haut-Uélé.
Selon le médecin chef de zone, cette évolution appelle au renforcement de la vigilance et de la sensibilisation communautaire, notamment sur l’identification des signes suspects, la conduite à tenir en cas de suspicion et le respect strict des mesures de prévention.
« La population doit rester vigilante, respecter les mesures de prévention et signaler rapidement tout cas présentant des signes suspects aux services de santé. La lutte contre Ebola est une responsabilité qui nous concerne tous », a déclaré Sébastien Tagba à Vision Actu.
Face à cette situation, les acteurs de la riposte sanitaire encouragent la population à collaborer avec les équipes de santé et à signaler sans délai tout cas suspect. Ils insistent également sur l’importance de l’hygiène et du respect des recommandations sanitaires afin de limiter la propagation du virus.
Une maladie à forte létalité
La maladie à virus Ebola est une infection virale identifiée pour la première fois en 1976 en République démocratique du Congo, dans l’actuelle province de l’Équateur. Selon les informations communiquées dans le cadre de la sensibilisation sanitaire, la RDC fait actuellement face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, partie de Bunia, dans la province de l’Ituri, avant de s’étendre à plusieurs provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo.
L’intensité des mouvements de population, la méfiance envers les équipes sanitaires, la banalisation de la maladie ainsi que le non-respect des règles d’hygiène figurent parmi les facteurs susceptibles de favoriser la propagation du virus.
Les chiffres communiqués font état de plus de 3 800 cas notifiés et de plus de 1 800 décès, illustrant la gravité de la situation.
Les professionnels de santé appellent ainsi la population à ne pas banaliser les signes suspects, à recourir rapidement aux services de santé et à respecter les mesures de prévention.
La lutte contre Ebola demeure une responsabilité collective nécessitant l’implication des autorités, des professionnels de santé, des leaders communautaires et de l’ensemble de la population.
James Paluku

