La rentrée scolaire sera maintenue en Ituri malgré la résurgence de la maladie à virus Ebola.
Les autorités sanitaires annoncent cependant un renforcement du dispositif de surveillance dans les établissements scolaires afin de prévenir la propagation du virus et de détecter rapidement d’éventuels cas suspects.

L’annonce a été faite ce mardi par la docteure Gisèle Mbuyi, responsable du pilier Surveillance au niveau national dans le cadre de la riposte contre Ebola. Elle assure que la fermeture des écoles n’est pas envisagée, tout en appelant les responsables scolaires à renforcer la vigilance.

Selon elle, les établissements scolaires devront désormais jouer un rôle important dans le dispositif de surveillance épidémiologique. La prise de température, l’observation de l’état de santé des élèves et la remontée rapide des alertes figurent parmi les mesures qui seront renforcées.

Un dispositif de surveillance dans les établissements
En collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNICEF et d’autres partenaires, les équipes de la riposte prévoient plusieurs mesures dans les écoles.

Il s’agit notamment de renforcer le contrôle sanitaire à l’entrée des établissements, d’assurer la disponibilité des dispositifs de lavage des mains et de mettre en place des mécanismes de veille impliquant les directeurs, enseignants et autres responsables scolaires.

Des espaces d’attente devraient également être aménagés pour permettre la mise à l’écart temporaire de tout élève présentant des signes suspects, en attendant son évaluation et, si nécessaire, son transfert vers une structure de prise en charge.

Pour les autorités sanitaires, ces mesures doivent permettre de maintenir les activités scolaires tout en réduisant les risques de transmission du virus.

Les parents également mis à contribution
La stratégie de surveillance ne concerne pas uniquement les établissements scolaires. Les familles sont également appelées à renforcer leur vigilance.

La docteure Gisèle Mbuyi insiste notamment sur la nécessité de ne pas envoyer à l’école un enfant présentant des signes de maladie et d’alerter rapidement les services de santé en cas de symptômes suspects.

Parallèlement, les autorités provinciales, avec l’appui des partenaires de la riposte, prévoient le déploiement d’équipes mobiles dans les zones à risque. Ces équipes auront notamment pour mission d’accompagner les établissements scolaires dans l’application des mesures de prévention et de surveillance.

Alors que l’Ituri fait face à de nouveaux cas d’Ebola, les autorités optent ainsi pour le maintien des activités scolaires, tout en renforçant les mécanismes de surveillance et de prévention. L’objectif affiché reste de préserver la continuité de l’éducation sans relâcher la lutte contre la transmission du virus.

Rédaction

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