
À Watsa, dans la province du Haut-Uele, l’état de dégradation des routes d’intérêt général desservant plusieurs sites d’exploitation minière du centre Wanga suscite une vive inquiétude au sein de l’Association des creuseurs artisanaux miniers du secteur Gombari (ACAMGO). Son président, M. Trésor Tsoga, dénonce ce qu’il considère comme une négligence de la société Wanga Mining et de ses partenaires dans l’entretien et la réhabilitation de ces axes, pourtant essentiels à la circulation des populations et au développement économique local.
Selon lui, ces routes sont régulièrement dégradées par le passage d’engins lourds affectés aux activités minières, sans que des efforts suffisants ne soient consentis pour leur remise en état.
Pour M. Trésor Tsoga, ces voies ne servent pas uniquement aux activités industrielles, mais constituent des axes d’intérêt général empruntés quotidiennement par les communautés locales, les exploitants artisanaux et divers acteurs économiques. Il estime que les entreprises qui les utilisent de manière intensive devraient contribuer activement à leur maintenance.
« Ce qui nous fait mal, c’est de voir nos routes se dégrader chaque jour sous le poids des engins miniers, alors que les communautés qui les empruntent sont abandonnées à leur propre sort. Nous ne demandons pas l’impossible : nous exigeons simplement que ceux qui exploitent ces routes prennent leurs responsabilités pour les réhabiliter », a déploré le président de l’ACAMGO auprès de visionactu.net.
Le responsable de l’association s’inquiète également du sort des exploitants artisanaux installés dans les carrières du secteur Gombari depuis plusieurs années, bien avant l’arrivée de Wanga Mining. Il dénonce une marginalisation et une déconsidération de ces acteurs locaux, tout en rappelant que les creuseurs artisanaux financent eux-mêmes, à leur échelle, l’entretien de certaines voies d’accès à leurs chantiers. M. Trésor Tsoga déplore par ailleurs l’absence de projets communautaires probants menés par Wanga Mining et ses partenaires depuis leur implantation dans la région.
Face à cette situation, l’ACAMGO lance un appel pressant à Wanga Mining et ses partenaires pour qu’ils assument leurs obligations sociétales, en particulier sur les axes routiers dégradés par leurs engins lourds.
L’association réclame le lancement rapide de travaux de réhabilitation afin de préserver la mobilité des habitants, de faciliter l’accès aux différents sites et d’améliorer les conditions de transit dans cette partie du territoire de Watsa. M. Trésor Tsoga plaide également pour une véritable prise en compte des exploitants artisanaux et des besoins réels des communautés riveraines dans la gestion des projets miniers.
Les préoccupations exprimées par l’ACAMGO reflètent la position exclusive de cette organisation et n’ont pas, à ce stade, fait l’objet d’une vérification indépendante. La société Wanga Mining et ses partenaires conservent leur droit de réponse pour présenter leur version des faits, notamment concernant la maintenance des infrastructures routières et la réalisation d’éventuels projets communautaires dans le secteur Gombari. Pour l’ACAMGO, l’exploitation des ressources minières doit impérativement s’accompagner de la préservation des infrastructures publiques et de retombées socio-économiques tangibles pour les populations locales.
James Paluku

