Haut-Uele, Watsa, — La Synergie des sociétés civiles du secteur de Gombari, dans le territoire de Watsa, en coalition avec les chambres de commerce, notamment la FEC, la FENAPEC et la COPEMECO, annonce une série de journées « ville morte » à partir de ce lundi 17 août 2026. Cette action vise à dénoncer la recrudescence de l’insécurité dans cette partie de la province du Haut-Uele.

La décision a été prise au cours d’une réunion d’urgence tenue ce samedi 15 août dans la grande salle de réunion de la communauté de Yira Wanga, chef-lieu de cette entité administrative. La rencontre a réuni les représentants de la société civile ainsi que différentes composantes des organisations professionnelles.

Cette mobilisation fait suite à une attaque survenue dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 août. Au cours de cette incursion, un opérateur économique local a été agressé physiquement et atteint par balle. Il reçoit actuellement des soins dans un établissement sanitaire du centre de négoce de Wanga, dans le territoire de Watsa.

Les organisations de la société civile et les représentants des opérateurs économiques dénoncent également ce qu’ils qualifient de passivité des forces de l’ordre. Selon eux, les assaillants auraient opéré pendant plus de deux heures sans intervention des services de sécurité.

« Nous dénonçons cette insécurité grandissante. Le fait que ces bandits aient pu agir sans être inquiétés pendant plus de deux heures prouve que nous sommes abandonnés. C’est pourquoi nous avons arrêté des mesures d’envergure : dès lundi, toutes les activités seront paralysées. Nous exigeons le remplacement des agents de sécurité actuellement en poste par des éléments capables de remplir leur mission avec loyauté. Si rien n’est fait, nous passerons à la vitesse supérieure, conformément aux dispositions légales », ont déclaré les représentants de ces structures.

Parmi leurs principales revendications figurent la garantie effective de la sécurité des personnes et de leurs biens, ainsi que le remplacement des agents de sécurité affectés dans cette entité depuis une période jugée trop longue.

Les initiateurs de cette mobilisation appellent ainsi les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à l’insécurité et rétablir la confiance de la population. Ils préviennent que d’autres actions pourraient être envisagées si leurs revendications ne sont pas prises en compte.

En attendant, aucune réaction officielle des autorités ayant la sécurité dans leurs attributions n’a encore été enregistrée dans le secteur de Gombari. La population reste donc dans l’attente d’une communication officielle susceptible de clarifier la situation et de rassurer l’opinion publique face à la recrudescence du banditisme dans cette partie du Haut-Uele.

Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *