Les activités socio-économiques sont restées paralysées, ce lundi 17 août 2026, dans le centre de négoce de Wanga, situé dans le secteur de Gombari, en territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele.
Cette paralysie fait suite à l’appel à trois journées « ville morte » lancé par la société civile et ses différentes composantes pour dénoncer la recrudescence de l’insécurité dans cette partie du territoire. À travers cette action, la population entend protester contre les attaques répétées menées par des hommes armés non identifiés, munis d’armes à feu et blanches, qui auraient fait plusieurs victimes et causé d’importants dégâts matériels.
Pour cette première journée, dont la réussite est évaluée à 90 % par les organisateurs, les boutiques, magasins ainsi que plusieurs autres services sont restés fermés. Selon des sources locales, les habitants ont largement adhéré au mot d’ordre, entraînant un ralentissement quasi total des activités dans cette partie du territoire de Watsa.
Les organisateurs indiquent que cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur la dégradation continue de la situation sécuritaire et ce qu’ils considèrent comme une réponse insuffisante des services de sécurité face aux menaces auxquelles fait face la population.
Parmi leurs principales revendications figure notamment le remplacement de l’ensemble de l’équipe des services de sécurité affectée au secteur de Gombari.
Cette journée de protestation intervient dans un contexte marqué par la persistance des violences armées dans plusieurs agglomérations de la région. Les populations continuent ainsi de réclamer des mesures de protection renforcées et une présence accrue des forces de sécurité afin de garantir leur sécurité et celle de leurs biens.
Rédaction

