Le processus de délocalisation des communautés affectées par le projet Giro Goldfields suscite des réactions à Watsa, dans la province du Haut-Uélé. En réponse aux récentes déclarations de Joseph Kéléma, coordonnateur territorial de la Société civile du Congo (SOCICO), Emmanuel Mbolihigie, coordonnateur de la Commission de relocalisation, a apporté ce mercredi 30 septembre 2026 des précisions sur les indemnisations, la transparence du processus ainsi que la présence des autorités politico-administratives à Giro.

S’agissant des indemnisations, Emmanuel Mbolihigie rejette l’idée selon laquelle les montants accordés aux personnes affectées seraient forfaitaires ou uniformes. Il explique que les habitations ont été catégorisées en fonction notamment de leurs caractéristiques et de leurs dimensions. « L’indemnisation n’est pas forfaitaire et elle n’est pas égalitaire. Elle est équitable, mais pas égalitaire », précise-t-il à Visionactu.net, soulignant que les différences entre les biens concernés sont prises en compte dans l’évaluation.

Concernant les accusations faisant état d’un processus « biaisé », le coordonnateur de la Commission de relocalisation affirme ne pas partager cette appréciation. Il évoque notamment l’organisation d’un atelier de sensibilisation et de vulgarisation destiné aux différentes parties prenantes, afin de présenter les modalités liées à la délocalisation et à l’indemnisation des communautés affectées par le projet.

Quant à la présence de plusieurs autorités politico-administratives à Giro, que la SOCICO associe à une éventuelle politisation du processus, Emmanuel Mbolihigie renvoie au Code minier et aux textes réglementaires qui encadrent le secteur minier en République démocratique du Congo. Selon lui, ces dispositions précisent les responsabilités des différentes autorités dans le processus de délocalisation. Il appelle ainsi les parties prenantes à se référer au cadre légal et réglementaire pour mieux comprendre les rôles et attributions de chaque intervenant.Cette version conserve les deux positions sans présenter comme établies les accusations ou les réponses qui restent des déclarations des acteurs concernés.

James Paluku

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