
La Société civile Forces vives de la chefferie de Mari-Minza hausse le ton et exige l’installation officielle de Sa Majesté Jacques Mondogi Tsoga à la tête de cette entité coutumière, ainsi que le règlement définitif du conflit de pouvoir au sein du groupement Bugutali, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uélé.
Cette position a été exprimée au cours d’une émission radiophonique diffusée ce dimanche 4 octobre 2026 sur les antennes de la Radio communautaire Mari-Minza (RAMA FM). La structure citoyenne était représentée par ses coordonnateurs Lekadiano Joseph et Justin Ngonde, respectivement premier et deuxième vice-coordonnateurs
Au cours de cette émission, la Société civile Forces vives a insisté sur la nécessité de procéder, dans les meilleurs délais, à l’installation officielle du chef de la chefferie de Mari-Minza, Jacques Mondogi Tsoga, tout en appelant les autorités compétentes à mettre définitivement fin au conflit de pouvoir qui persiste au groupement Bugutali, notamment par l’installation officielle de son chef.
Pour cette structure citoyenne, il est devenu inacceptable que le chef de la chefferie de Mari-Minza demeure dans une situation qu’elle qualifie d’« illégitime », faute d’installation officielle par les autorités compétentes.
Elle rappelle que plusieurs missions ont déjà été effectuées dans la chefferie de Mari-Minza et au groupement Bugutali, notamment par la CCRCCC ainsi que par le Secrétaire général aux Affaires coutumières venu de Kinshasa. Ces démarches, souligne-t-elle, remontent à plusieurs mois, sans qu’une issue définitive ne soit encore trouvée.
Face à cette situation, la Société civile Forces vives s’interroge sur les raisons qui empêchent l’aboutissement de ces dossiers :
« Qu’est-ce qui bloque l’installation du chef de la chefferie ? Qu’est-ce qui explique la persistance du conflit de pouvoir à Bugutali ? »
La structure citoyenne accuse par ailleurs certains acteurs politiques de s’immiscer dans le processus d’installation des autorités coutumières, évoquant des intérêts personnels qui, selon elle, contribueraient à bloquer l’aboutissement de ces dossiers.
Pour faire entendre sa voix, la Société civile Forces vives de Mari-Minza annonce l’initiation d’une pétition qui sera soumise à la signature de la population à travers l’ensemble de la chefferie. Cette démarche vise à réclamer l’installation officielle des autorités coutumières concernées et à mettre fin au statu quo.
Elle lance ainsi un appel pressant aux autorités nationales et provinciales afin qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour débloquer ces dossiers et leur apporter une issue définitive, dans l’intérêt de la paix, de la stabilité et du développement de la population de la chefferie de Mari-Minza.
Dudu Joseph

