Isiro — Le ministre national de la Santé est attendu à Isiro la semaine prochaine, dans un contexte marqué par une polémique autour de la gestion des fonds destinés aux activités de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola dans la province du Haut-Uélé.
Cette visite intervient quelques jours après les dénonciations du député national Joseph Bangakya, élu de la circonscription de Rungu, qui a fait état d’une tentative présumée de détournement des fonds affectés aux activités de sensibilisation de la population contre Ebola.
L’élu national affirme avoir personnellement saisi, par écrit, le ministre de la Santé afin d’attirer son attention sur cette situation et de solliciter des éclaircissements sur la gestion de ces ressources destinées à la riposte contre l’épidémie.
Selon les éléments avancés par Joseph Bangakya, cette affaire nécessite une attention particulière des autorités compétentes afin de garantir la transparence dans la gestion des ressources consacrées à la santé publique et à la protection des populations.
La présence du ministre national de la Santé à Isiro pourrait ainsi être l’occasion de clarifier les préoccupations soulevées par le député et de rassurer les acteurs locaux ainsi que la population sur l’utilisation des fonds destinés aux activités de sensibilisation contre Ebola.
Cette mission est également très attendue par les autorités provinciales, les professionnels de santé et les organisations de la société civile, qui souhaitent davantage de transparence dans la gestion des ressources mobilisées dans le cadre de la riposte.
À ce stade, les faits dénoncés par le député national Joseph Bangakya demeurent des allégations et nécessitent des vérifications approfondies ainsi que, le cas échéant, des investigations des autorités compétentes.
La population du Haut-Uélé attend donc de cette mission ministérielle des éclaircissements sur la gestion des fonds de sensibilisation contre Ebola et, surtout, des mesures concrètes en faveur d’une gestion transparente et responsable des ressources destinées à la santé publique.
Armathe Manzeke Asomolego

