La protection de la santé publique, la lutte contre l’insalubrité et la prévention des maladies sont au cœur du projet de loi relatif à l’hygiène en République démocratique du Congo. Dans ce cadre, le député national élu du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé, Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro, a présenté, vendredi 16 octobre 2026, à l’Assemblée nationale, les principales dispositions de quatre titres de ce texte législatif.

Sa présentation a porté sur quatre domaines essentiels : l’eau et l’air, l’hygiène alimentaire, les établissements de soins, ainsi que l’habitat et l’hygiène publique. Des secteurs qui touchent directement aux conditions de vie de la population et à la prévention de nombreux risques sanitaires.

Eau et air : préserver l’environnement pour protéger la population

Le titre III, consacré à l’eau et à l’air, comprend deux chapitres et quatre articles portant notamment sur la salubrité de l’eau et la lutte contre la pollution atmosphérique.

Ces dispositions mettent en évidence la nécessité de préserver la qualité des ressources en eau et de limiter les sources de pollution de l’air. L’accès à une eau saine et la réduction de l’exposition aux polluants constituent des leviers essentiels pour prévenir certaines maladies et améliorer les conditions de vie de la population.

Hygiène alimentaire : prévenir les maladies liées aux aliments contaminés

Le titre IV, relatif aux aliments, comprend six chapitres et quarante articles consacrés à l’hygiène alimentaire, notamment à la prévention des maladies liées à la consommation d’eau et d’aliments contaminés.

Ce volet concerne particulièrement les conditions de préparation, de conservation, de transport et de commercialisation des denrées alimentaires. Le respect des normes d’hygiène à chacune de ces étapes représente un enjeu majeur pour garantir la sécurité des consommateurs et réduire les risques d’intoxication alimentaire.

Établissements de soins : renforcer la sécurité sanitaire

Le titre V, consacré aux établissements de soins, comprend cinq chapitres et vingt-neuf articles. Il vise notamment à prévenir les infections nosocomiales, c’est-à-dire celles contractées au cours de la prise en charge médicale, et à renforcer la protection du personnel soignant.

Ce volet souligne l’importance de garantir un environnement sain et sécurisé dans les structures sanitaires, tant pour les patients que pour les professionnels de santé. L’application rigoureuse des règles d’hygiène constitue ainsi un élément essentiel de l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.

Habitat et espaces publics : renforcer les responsabilités en matière d’hygiène

Le titre VI, consacré à l’habitat et à l’hygiène publique, est le plus volumineux des quatre titres présentés. Il comprend onze chapitres et quatre-vingt-huit articles.

Il porte notamment sur les responsabilités des propriétaires et des occupants en matière d’hygiène, ainsi que sur les normes applicables à différents bâtiments et espaces publics, notamment les écoles, les églises, les hôtels, les marchés et les parkings.

À travers ce volet, le projet de loi entend mieux encadrer la salubrité des lieux de vie et des espaces fréquentés quotidiennement par la population. Il met également en évidence la nécessité d’une responsabilité partagée entre les pouvoirs publics, les gestionnaires d’établissements, les propriétaires et les citoyens.

Une réforme dont l’efficacité dépendra de son application

La présentation de ces différentes dispositions par le député national Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro à l’Assemblée nationale met en évidence l’étendue des questions que le projet de loi relatif à l’hygiène entend encadrer en République démocratique du Congo.

Au-delà du nombre de chapitres et d’articles, l’enjeu majeur reste la traduction de ces dispositions législatives en résultats concrets, notamment la réduction des risques sanitaires, l’amélioration de la salubrité des espaces publics, la prévention des infections et la protection durable de la santé des populations.

Dans le territoire de Watsa, comme dans l’ensemble du pays, ces préoccupations revêtent une importance particulière, alors que l’accès à l’eau potable, l’assainissement et le respect des règles d’hygiène demeurent des défis pour de nombreuses communautés.

Toutefois, l’efficacité de ce cadre législatif dépendra de sa mise en œuvre effective, des moyens de contrôle disponibles, de la sensibilisation de la population et du respect des obligations par les différents acteurs concernés.

Car, en matière de santé publique, l’adoption de normes adaptées ne suffit pas : leur application effective demeure essentielle pour garantir des résultats durables au bénéfice de la population.

Cellule de communication

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *