Durba, cité minière en pleine expansion située dans la chefferie de Bari Logo, fait face à une montée inquiétante de comportements routiers irresponsables et inhumains. Ondrema Kelu Albert, figure respectée de la société civile et défenseur des droits des autochtones, a tiré une sonnette d’alarme forte et sans ambiguïté face à la recrudescence des accidents mortels suivis de fuite.

Dans une déclaration accordée à Lumière Digitale Media, le leader communautaire a fustigé le manque de conscience de certains usagers de la route, notamment les conducteurs de véhicules qui, après avoir percuté des personnes, prennent lâchement la fuite sans aucune forme d’assistance.

L’incident de trop s’est produit dans la soirée du 8 novembre 2025 sur la RN26, entre AUNBGA et BANDAYI. Une moto a été violemment percutée par un véhicule non identifié. La victime, grièvement blessée, a rampé seule jusqu’à l’hôpital de Marbour où elle a finalement succombé à ses blessures. Aucun témoin, aucun conducteur identifié, aucun secours immédiat.
Cet appel n’est pas une plainte, mais un cri d’alerte. Il est temps que les autorités locales prennent des mesures concrètes; identification stricte de tous les véhicules, sanctions exemplaires contre les auteurs de délit de fuite, renforcement de la surveillance urbaine.

Le sang des innocents ne doit plus se mêler à la poussière des routes de Durba sans justice ni suite. La société ne peut continuer à banaliser la mort quand elle résulte de la négligence et de la lâcheté car la vie humaine mérite respect. Ajoute t’il
Comment un être humain peut-il heurter son semblable et fuir, comme si de rien n’était ? s’interroge M. Ondrema. La vie humaine est sacrée. Ce genre de comportement est criminel. Ce n’est plus un accident, c’est une fuite de responsabilité doublée d’un mépris grave de la dignité humaine.

L’indignation est d’autant plus grande que ce drame n’est pas un cas isolé. Il y a à peine un mois, un homme de troisième âge a été renversé par un véhicule dont le conducteur a ensuite jeté le corps dans une brousse aux abords de la carrière minière Renzi, toujours à Durba. Des actes dignes d’un film macabre, mais bien réels.

Ondrema accuse une laxisme coupable des services de sécurité, présents mais inefficaces; Comment de tels actes peuvent se répéter alors que la police, l’ANR et l’armée sont censés surveiller chaque entrée et sortie de la ville ?

Au-delà des institutions, Ondrema interpelle également les leaders de motards et les encadreurs de groupes de transporteurs pour qu’ils éduquent leurs membres au respect de la vie humaine et au civisme routier.

Une faute avouée est à moitié pardonnée. Mais fuir, c’est aggraver son crime.

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