À Wanga, dans le secteur de Gombari, territoire de Watsa, en province du Haut-Uélé, la situation des infrastructures scolaires suscite une vive inquiétude. Les bâtiments de l’école primaire Mamuru et ceux de l’Institut Sainte Thérèse, deux établissements conventionnés catholiques, se trouvent dans un état de délabrement très avancé.

Les murs fissurés, les toitures endommagées et l’absence d’entretien régulier menacent désormais la sécurité des élèves et du personnel enseignant.

Face à ce constat alarmant, la société civile locale tire la sonnette d’alarme. Elle appelle à une intervention urgente afin d’éviter que ces écoles ne s’écroulent totalement et que les enfants de Wanga ne soient privés de leur droit fondamental à l’éducation. Selon plusieurs habitants, cette situation reflète un abandon prolongé du secteur éducatif dans les zones rurales du Haut-Uélé.

Interrogé par le média en ligne Visionactu.net, un acteur de la société civile de Wanga exprime son indignation : « Nous assistons impuissants à la détérioration de nos écoles. Certaines classes ne tiennent plus debout. Si rien n’est fait, un jour, ces bâtiments s’écrouleront sur nos enfants. Nous demandons au gouvernement provincial et au ministère national de l’Enseignement de venir en aide à notre communauté. »

Selon lui, le désintérêt des autorités pour ces établissements pourtant fréquentés par des centaines d’élèves relève d’une négligence inacceptable. Il souligne que les parents d’élèves, malgré leurs faibles moyens, s’efforcent de maintenir leurs enfants à l’école, mais que l’état désastreux des infrastructures rend les conditions d’apprentissage quasi impossibles.

« Enseigner ou étudier dans une salle fissurée, sans bancs ni toit, c’est mettre sa vie en danger. Pourtant, ces enfants sont l’avenir de notre pays. Le gouvernement doit comprendre qu’investir dans l’éducation, c’est construire le Congo de demain », ajoute-t-il.

Les organisations locales lancent également un appel aux partenaires éducatifs, aux confessions religieuses et aux ONG afin de soutenir la réhabilitation de ces établissements. Elles proposent la mise en place d’un plan communautaire de restauration pour garantir un environnement scolaire sûr et digne.

En attendant une éventuelle réponse des autorités, élèves et enseignants continuent de fréquenter ces écoles délabrées, parfois sous des pluies battantes ou dans la poussière. La population espère que cet appel au secours ne restera pas sans suite et qu’une solution durable sera enfin trouvée pour sauver l’éducation des enfants du Haut-Uélé.

James Paluku

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