La ville d’Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uele, a observé une journée « ville morte » ce mercredi 25 mars 2026. À l’initiative de la communauté Mayogo, cette action vise à dénoncer l’insécurité persistante dans la zone et à réclamer justice pour la mémoire de Rosie Kiala.

Le climat était particulièrement tendu ce mercredi dans la capitale provinciale. Activités économiques paralysées, rideaux de fer baissés et rues désertes : l’appel à la mobilisation lancé par la communauté Mayogo a été largement suivi par la population.

Les manifestants ont articulé leurs revendications autour de deux points majeurs :
L’insécurité grandissante : une recrudescence de la criminalité urbaine qui inquiète de plus en plus les habitants d’Isiro ;
L’affaire Rosie Kiala : la communauté exige que justice soit faite pour sa fille.

Les leaders communautaires s’insurgent contre la libération récente de l’auteur présumé du meurtre, pourtant formellement identifié. Cette décision judiciaire est perçue comme un affront par la famille et les proches de la victime.

Le constat sur le terrain était sans appel : aucun marché n’a ouvert, les boutiques sont restées émétiquement fermées et les services, tant publics que privés, ont suspendu leurs activités jusqu’en début de soirée. Ce débrayage total témoigne de l’exaspération des administrés face à la dégradation de la situation sécuritaire.

La journée a été marquée par la lecture d’un mémorandum par Me Max Kamadu Zozo, président de la jeunesse Mayogo. Ce document, reprenant les griefs de la communauté, a été officiellement déposé au cabinet du Gouverneur de province. Les manifestants espèrent désormais une réaction rapide des autorités provinciales pour restaurer l’autorité de l’État et garantir l’équité judiciaire.

Armathe MANZEKE ASOMOLEGO

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