Un aide-chauffeur en provenance de Goma a été violemment agressé au poste de contrôle de Kasana-Eringeti, situé dans le groupement Bambuba-Kisiki, territoire de Beni, au Nord-Kivu.

Selon le témoignage de la victime, les faits se sont déroulés dans l’après-midi du jeudi 9 avril 2026. Il affirme avoir été pris à partie par un militaire qui lui réclamait de l’argent en contrepartie de la sécurité. Tentant d’expliquer qu’il avait déjà fait face à de nombreuses difficultés sur la route et qu’il s’acquitterait de ces frais à son retour, il n’a pas été entendu.

Le militaire l’aurait alors ligoté avant de le tabasser violemment, jusqu’à nécessiter son admission dans une structure sanitaire. La victime poursuit actuellement ses soins au Centre de santé de référence d’Eringeti.

Cet acte a suscité de vives réactions au sein de la société civile. Kambale Kamabu Héritier, activiste des droits humains et cadre de la jeunesse locale, a fermement condamné cette agression. Il appelle les autorités compétentes à s’impliquer sérieusement dans ce dossier et exhorte les agents affectés à cette barrière à respecter les droits humains.

De son côté, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), section d’Eringeti, s’est également indigné de cet énième cas d’abus, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un incident isolé. Le mouvement accorde un délai de 48 heures aux autorités pour que des mesures soient prises à l’encontre du militaire des FARDC incriminé, bien connu dans la zone.

La LUCHA exige en outre le remplacement de l’équipe actuellement en poste à cette barrière. À défaut de réponses concrètes, le mouvement menace de passer à des actions de plus grande envergure.

Contacté à ce sujet, le fonctionnaire délégué d’Eringeti, Nziamoja Sabiti Evariste, affirme avoir été informé de la situation via les réseaux sociaux, tout en promettant de s’impliquer pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Davi’s Erasme

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