Le climat sécuritaire demeure préoccupant dans le territoire de Watsa, en province du Haut-Uele. Une nouvelle attaque a été signalée sur le tronçon Ngangazo–Beverindi, où une personne a été grièvement blessée par balle à la jambe droite, le matin du samedi 11 avril 2026.

Ce regain d’insécurité relance le débat sur l’efficacité des mesures mises en place pour protéger les populations sur l’axe Gombari–Watsa.

S’exprimant au micro de Visionactu.net, l’acteur social Papy Mude a exprimé son indignation. Selon lui, cette attaque constitue une preuve évidente que l’insécurité continue de dicter sa loi dans cette partie du Haut-Uele, malgré les annonces officielles. Il s’interroge notamment sur la destination des motos remises par le gouvernement provincial.

Pour rappel, lors de l’inauguration des ponts Bomokandi et Kidi, le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito, avait officiellement doté la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que les services de sécurité de proximité de moyens de mobilité. Cette initiative visait à intensifier les patrouilles et à sécuriser ce tronçon stratégique pour l’économie locale.

Cependant, l’inquiétude grandit au sein de la population. Malgré l’érection de barrières de contrôle, communément appelées « bloc cadenas », des individus armés continuent d’opérer en toute quiétude.

« Nous nous demandons où sont passés les engins remis par l’autorité provinciale pour sécuriser ce tronçon. Il est urgent que des mesures concrètes soient prises pour mettre fin à ce calvaire », a-t-il martelé.

Face à cette recrudescence de la violence, une évaluation rigoureuse de l’utilisation des moyens logistiques mis à la disposition des forces de l’ordre s’impose, afin de restaurer durablement la paix dans la province du Haut-Uele.

Dudu Joseph

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