La dernière journée de la phase classique de la Linafoot a été marquée par de sérieux dysfonctionnements, notamment lors de la rencontre entre le CS Don Bosco et le FC Saint-Éloi Lupopo, qui n’a finalement pas eu lieu. Prévu à 15h30, le coup d’envoi n’a jamais été donné en raison de l’absence de Lupopo sur la pelouse. D’après plusieurs sources, les joueurs des « Cheminots » auraient boycotté le match pour protester contre plusieurs mois d’arriérés de salaires et de primes impayées.

Face à cette situation, les commissaires de match ont constaté le forfait de l’équipe visiteuse à l’heure réglementaire et ont transmis leur rapport à la commission compétente, conformément au règlement en vigueur. Sauf retournement de situation, le CS Don Bosco devrait bénéficier d’une victoire par forfait (3-0), validant ainsi sa qualification pour les play-offs. Pendant ce temps, Lupopo s’expose à d’éventuelles sanctions sportives et financières, en attendant son audition devant les instances de la Linafoot.

Dans l’autre affiche, opposant l’AS New Soger au TP Mazembe, le scénario n’a pas été plus favorable au déroulement du jeu. L’équipe de New Soger s’est présentée avec un effectif très réduit, comptant seulement cinq joueurs inscrits sur la feuille de match. Une situation contraire aux règles du football, qui imposent un minimum de sept joueurs pour débuter une rencontre officielle.

Devant cette irrégularité, les officiels ont décidé de ne pas lancer la partie et ont consigné les faits dans leur rapport. Le dossier a été transmis à la commission d’homologation et de discipline, qui devrait logiquement accorder la victoire au TP Mazembe sur tapis vert. La Linafoot est attendue dans les prochaines heures pour officialiser ces décisions et publier le calendrier des play-offs.

Cette journée laisse un sentiment d’inachevé pour les supporters, témoignant des difficultés organisationnelles qui entourent encore le championnat. Les regards sont désormais tournés vers les autorités sportives, appelées à prendre des mesures pour assurer la régularité et la crédibilité de la compétition.

César Marcelo depuis Lubumbashi

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