
Un message d’indignation et de protestation, attribué à des collectifs de jeunes de Watsa et de Durba (province du Haut-Uele), suscite depuis quelques jours de vives réactions au sein de l’opinion publique locale.
L’information a été relayée par Amisi René Hashim, entrepreneur du territoire de Watsa, via un document manuscrit. Dans ce réquisitoire, les auteurs dénoncent ce qu’ils qualifient de mauvaise gouvernance, de manipulation politique et de mépris flagrant des préoccupations de la population.
Dans ce document, les rédacteurs accusent certains responsables de multiplier les discours trompeurs et les promesses sans impact réel sur le quotidien des habitants. Ils pointent également du doigt :
Des cas présumés d’intimidation et de discrimination ;
Une gestion opaque des ressources naturelles de la province ;
Le sentiment d’abandon des jeunes et des femmes, considérés comme les « oubliés » des politiques publiques.
Selon les signataires, les nombreux projets annoncés dans la région n’ont pas produit les résultats escomptés en matière de développement local, de création d’emplois ou d’amélioration des infrastructures sociales de base.
Le document revient notamment sur la récente visite du Gouverneur du Haut-Uele à Durba.
Bien que des engagements aient été pris concernant le développement agricole et économique, les auteurs estiment que la population attend toujours des actions concrètes et durables.
Par ailleurs, les rédacteurs fustigent des pratiques jugées contraires aux intérêts communautaires dans le secteur minier. Ils accusent certaines autorités et partenaires économiques de privilégier des intérêts privés au détriment des exploitants artisanaux et des riverains.
En conclusion, les auteurs du message appellent les autorités provinciales et les acteurs économiques à faire preuve de :
Responsabilité et transparence ;
Respect des droits des citoyens ;
Inclusivité dans les projets de développement.
L’objectif affiché est clair : préserver la paix sociale et garantir que les richesses du Haut-Uele profitent enfin à ceux qui y vivent.
Héritier Moga

