
Face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola dans la province voisine de l’Ituri, Joseph Lekadiano Mbole, vice-coordonnateur de la société civile Forces Vives de la chefferie Mari-Minza, territoire de Watsa,appelle la population du Haut-Uele à la plus grande vigilance. Il insiste sur l’importance du respect des mesures barrières pour éviter que la maladie ne se propage dans le territoire.
S’exprimant au micro de VisionActu.net, Joseph Lekadiano souligne que le trafic est particulièrement intense entre le Haut-Uele, Watsa et Aru, en Ituri. Cette mobilité régulière accroît le risque de propagation si aucune disposition n’est prise. Il demande donc aux autorités provinciales et territoriales d’anticiper la crise en renforçant la surveillance épidémiologique ainsi que la sensibilisation communautaire.
Le responsable de la société civile invite également la population à s’abstenir temporairement de certaines pratiques à risque, telles que les salutations par contact physique, les embrassades et la manipulation des corps en cas de décès. Il rappelle que l’Ebola est une maladie hautement contagieuse et que la RDC fait face à sa dix-septième épidémie. Il salue par ailleurs l’arrivée à Bunia, ce dimanche 17 mai 2026, du ministre national de la Santé et d’une équipe de l’OMS, venus évaluer la situation sur le terrain.
Inquiet de l’évolution régionale, Joseph Lekadiano fait état de cas déjà confirmés en Ouganda et à Goma, avec un bilan provisoire de plus de 248 cas et 86 décès. Pour lui, le Haut-Uele doit agir avant que la maladie n’atteigne ses frontières en prenant toutes les mesures nécessaires pour protéger la population.
Enfin, il exige l’installation de barrières sanitaires aux principaux points d’entrée entre l’Ituri et le Haut-Uele afin de contrôler les mouvements de personnes. Selon lui, la circulation intense entre les deux provinces impose une réponse rapide et coordonnée. « Mieux vaut prévenir que guérir », conclut-il.
Dudu Joseph

