Un dialogue communautaire axé sur la paix et la cohésion sociale s’est tenu jeudi 21 mai 2026 à Muhitho, localité située dans le groupement Batale, chefferie de Baboa Bokoe, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet de soutien au processus de paix et à la stabilité dans les territoires de l’Est de la RDC. Financée par l’Union européenne et mise en œuvre par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), elle a été exécutée sur le terrain par les ONG ACIAR ASBL, FOMI, FADEM et PMI.

Au total, 110 participants issus des différentes composantes de la communauté, dont 45 femmes, ont pris part à ces assises. Les échanges ont porté notamment sur les relations entre la population et les forces de sécurité, la réintégration des ex-combattants ainsi que le renforcement du vivre-ensemble.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer la collaboration entre civils et services de sécurité, prévenir l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés et redynamiser le Conseil local de la jeunesse afin de soutenir les initiatives de paix.

Le dialogue a également mis l’accent sur l’implication des femmes dans les mécanismes locaux de résolution des conflits et dans les initiatives de consolidation de la paix.

« J’exhorte les démobilisés à faire preuve d’humilité afin de faciliter la collaboration avec les éléments des FARDC, dans l’optique de favoriser le vivre-ensemble », a déclaré Mamie Bulamuzi, cheffe d’antenne adjointe du P-DDRCS en territoire d’Irumu.

De son côté, le chef de l’entité, Tagisabo Kangabo Médaire, a rappelé que la paix demeure une condition essentielle au développement de Muhitho, appelant la population à s’approprier les initiatives communautaires en faveur de la stabilité.

Même message du côté du coordonnateur de l’ONGD ACIAR, qui a invité les habitants à éviter toute stigmatisation envers les ex-combattants et à encourager une culture d’acceptation mutuelle pour renforcer la cohésion sociale.

Les travaux se sont clôturés par la mise en place d’un comité local de suivi composé de sept membres, dont deux femmes. Placé sous la présidence du chef du village, cet organe aura pour mission d’assurer le suivi des résolutions prises au cours du dialogue.

Rédaction

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