
Le territoire de Watsa fait face à un double défi, à la fois sécuritaire et sanitaire. D’un côté, les incursions des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) sèment la terreur dans le groupement d’Ambanzani, notamment vers Suka na Mboka. De l’autre, la menace de la maladie à virus Ebola s’intensifie, la province voisine de l’Ituri étant déjà touchée et deux cas suspects ayant été signalés localement.
Dans une interview exclusive accordée à VisionActu.net, César Mbiliki III a exprimé sa vive inquiétude face à cette situation critique. Il estime que la population et les autorités ne peuvent traiter ces deux menaces séparément, car elles mettent en péril la vie des citoyens et la stabilité de la région.
Pour y faire face, César Mbiliki III appelle à une vigilance accrue à tous les niveaux. Il demande instamment aux habitants de signaler sans délai tout mouvement suspect, qu’il s’agisse de la présence de personnes inconnues ou de symptômes évoquant le virus Ebola.
« La dénonciation rapide est notre première ligne de défense », a-t-il souligné.
Il a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre la société civile, les chefs coutumiers, les services de sécurité et les équipes sanitaires. Selon lui, seul un front commun permettra de contenir l’avancée des groupes armés et de limiter la propagation de l’épidémie.
En conclusion, César Mbiliki III a lancé un appel à l’unité et à la responsabilité collective. Il exhorte la population de Watsa à ne pas céder à la panique, mais à adopter une attitude proactive pour protéger les familles et préserver la paix dans le territoire.
Dudu Joseph

